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Derrière Tana Baana…

Il y a une histoire. La mienne. Et, quelque part, celle de ma famille…

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Créer Tana Baana n’a pas commencé le jour où j’ai écrit mon premier album

En réalité, tout a commencé bien plus tôt.

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Petite, je dessinais déjà un personnage. Il ne ressemblait absolument pas à la Tana Baana d’aujourd’hui.

C’était une drôle de petite créature, avec un corps en forme d’œuf, quatre mèches de cheveux et d’immenses baskets.

Et quand elle criait, c’était toujours la même chose : « Tanaaa… Baanaaa ! »

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Puis les années ont passé. J’ai grandi, rangé mes dessins… et presque oublié ce personnage.

C’est après la naissance de mon deuxième enfant que j’ai recommencé à dessiner.

Graphiste-illustratrice de métier, reprendre mon crayon a réveillé quelque chose que j’avais laissé de côté pendant des années.

Et ce personnage a refait surface.

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Cette fois, j’ai voulu lui donner une personnalité, un univers et des aventures qui transmettent des valeurs.

Parce que je suis convaincue que les valeurs transmises aux enfants les accompagnent bien au-delà de l’enfance

et participent à construire les adultes qu’ils deviendront.

Une chose, en revanche, est restée : son cri est devenu son nom.

Depuis petite, ces mots ont toujours eu pour moi quelque chose de particulier.

Sans savoir l’expliquer, j’avais la conviction qu’ils portaient déjà un sens.

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Des années plus tard, j’ai voulu comprendre cette intuition.

C’est au fil de mes recherches que j’ai enfin trouvé les mots pour ce que je ressentais depuis l’enfance.

Derrière le nom de Tana Baana se cachent des racines anciennes…

«Tana» veut dire apprendre et transmettre, tandis que «Banah» signifie construire.

Apprendre. Construire. Transmettre.

Trois mots qui résument aujourd’hui la mission de Tana Baana.

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Avec le recul, j’ai l’impression que Tana Baana existait déjà quelque part depuis mon enfance.

Il lui fallait simplement le temps de grandir… en même temps que moi.

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Cette envie de raconter et de transmettre à travers les images fait aussi écho à une histoire plus ancienne,

celle de ma famille : Émile Reynaud, grand-cousin de mon père, est considéré comme l’un des pionniers du dessin animé.

En 1892, il projetait déjà ses Pantomimes lumineuses devant un public, bien avant les premiers films d’animation.

Petite, je ne réalisais pas encore ce que représentait cette histoire familiale.

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Aujourd’hui, à ma manière, je raconte des histoires en images,

à travers une petite héroïne qui accompagne les enfants dans leurs découvertes et leurs apprentissages.

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Les histoires de Tana Baana transmettent des valeurs aux adultes de demain…

et touchent aussi, en douceur, le cœur des grands enfants.

Au fond, les outils changent. Mais le plaisir de raconter des histoires, lui, traverse les générations.

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